ECHECS
BIENNE 2005 UN CATEGORIE XVI
Le plateau du tournoi des GM est connu. Le voici :
Boris Gelfand Israel Elo 2713
Andrei Volokitin Ukraine Elo 2679
Hikaru Nakamura USA Elo 2657
Christian Bauer France Elo 2640
Yannick Pelletier Suisse Elo 2610
Magnus Carlsen Norvège Elo 2548
Catégorie 16, moyenne Elo 2641
Confrontés à des problèmes financiers posés par le retrait du soutien du canton
de Berne les organisateurs ont toutefois réussi à réunir un plateau de qualité.
Trois des plus grands espoirs mondiaux ont été invités. L’Ukrainien Andrei Volokitin
meilleur Elo des moins de 20 ans, Hikaru Nakumara 16 ans, champion en titre
des USA, actuel 3ème mondial chez les juniors et considéré comme le plus grand
talent américain depuis Bobby Fischer ainsi que le prodige norvégien Magnus
Carlsen 15 ans en pleine ascension.
Ils seront opposés à trois joueurs expérimentés et talentueux avec à leur tête,
l’Israélien d’origine biélorusse Boris Gelfand, habitué du «top ten» depuis
plus d’une décennie, Christian Bauer, vainqueur du tournoi des Maîtres de l’édition
précédente et ancien champion de France et l’un des meilleurs suisses, Yannick
Pelletier, toujours très motivé à domicile.
Un seul regret exprimé par Olivier Breisacher : «Nous avons été contraints de
renoncer à inviter Alexander Morozevich, vainqueur des deux éditions précédentes
et ceci malgré ses prétentions financières plus que correctes».
Le site du tournoi : http://www.bielchessfestival.ch
Lors d’un récent tournoi joué à Malmö en Suède, le champion américain, dont
ce sera la première participation au tournoi de Bienne, a surpris l’Indien Sasikiran
avec un coup de débutant 1.e4 e5 2.Dh5!?!, la partie se poursuivit avec 2...Cc6
3.Fc4 (le coup du berger!?) g6 4.Df3 Cf6 5.Ce2 d6 6.d3 Fg4 avec un développement
noir agréable et une dame blanche soumise à la question. Nakumara réussit pourtant
à compliquer pour amener un milieu de partie jouable malgré cette ouverture
peu recommandable.
Voici une partie extraite du même tournoi.
LA PARTIE
HANSEN S.B.–NAKAMURA
Sicilienne B90
Malmö 2005
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.e4 c5 2.Cf3 d6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 a6
La Najdorf et ce choix s’explique car Nakamura avoue dans la revue New in Chess:
«J’ai étudié quelques parties de Fischer et naturellement les parties de Kasparov,
qui sont probablement les deux seul joueurs que j’ai étudié.»
Deux fervents adeptes de cette défense.
6.a4
Un coup neutre qui vise simplement à prévenir le contre jeu basé sur l’attaque
de minorité et qui survient habituellement après la poussée «b7-b5».
6...e5
Le label Najdorf qui est sanctionné par le GM Bruzon avec «?!» dans le dernier
Informateur au vu de sa partie contre Dominguez (La Havane 2004) et qui se poursuivit
avec 7.Cf3 h6 8.Fc4 Fe7 9.0-0 Fe6 10.De2!? Dc7 11.Fb3 0-0 12.Td1 +=
7.Cf3 Dc7
Les noirs tentent de retarder la prise de possession du contrôle des cases blanches,
notamment «d5», avec l’arrivée du fou sur «c4».
8.Fg5
Logique, un coup qui s’inscrit dans le processus de la domination des cases
blanches en agissant sur un défenseur de la case «d5».
8...Cbd7 9.Cd2
Toujours avec l’intention d’installer le fou sur la diagonale «a2-g8».
9...h6 10.Fh4 g5 11.Fg3 Cc5
Les noirs ont pu se libérer de la pression exercée sur «d5» au prix d’un affaiblissement
de l’aile roi.
12.a5
Gagne de l’espace sur l’aile dame. La pratique retient 12.Df3 Fe7 13.Fc4 Ce6
14.h4 Cf4 avec une position peu claire. Short-Chandler (Naevstad 1985)
12...Fe6
La poussée libératrice «d5» est à l’ordre du jour.
13.h4!?
Amène des complications avec la menace d’ouvrir la colonne «h».
13...Fg7 14.Ta3?!
Renonçant probablement à tort de poursuivre la lutte pour le contrôle de la
case «d5».
14...Td8 15.De2 d5!
Sans aucun doute une petite victoire stratégique noire!
16.f3?!
En jouant la tour sur la 3ème traverse les blancs avaient certainement pris
en compte les simplifications qui découlaient de 16.Cxd5 Cxd5 17.exd5 Fxd5 18.hxg5
hxg5 19.Fxe5 mais après 19...Dxe5! (19...Fxe5? 20.Txh8) 20.Te3 Ce4! 21.c3 Dxa5
mais les noirs restaient avec la petite qualité, la paire de fous.
16...d4 17.Cd1 Ch5 18.Df2 Ff6 19.hxg5 Cxg3 20.Dxg3 Fxg5
Les noirs ont l’espace, la paire de fous, des pièces mieux coordonnées et plus
actives.
21.Dh2 Re7!?
Alors que les blancs ont des difficultés pour trouver un plan, les noirs mettent
les tours en liaison avant d’ouvrir le jeu au centre. Fritz indique 21...Cd7!
comme nettement supérieur avec pression sur les ailes grâce à un centre stabilisé
si 22.Fd3 h5 etc.
22.Cc4 d3 23.cxd3 Fxc4 24.dxc4 Fd2 25.Re2?
Impératif était 25.Rf2!? qui permettait au roi blanc de trouver un abri de fortune
au prix de la qualité après 25...Fb4 26.Ce3! Fxa3 27.bxa3 et la case «d5», disponible
pour le cavalier, offrait quelques compensations probablement insuffisantes
après 27...Td2 28.Rg1 Rf8 29.Cd5 Dd6 30.Dh5 Ta2 etc.
25...Ce6!
Avec des menaces multiples et en prime la case «d4» pour le cavalier.
26.g3 Dxc4
Le coup intermédiaire 26...Fb4! avec la menace 27...Td2 qui empêche 27.Ce3 était
décisif.
27.Rf2 Dc5 28.Ce3 Fxe3 29.Txe3 Txd2 30.Fxe2 Txb2 31.Td1 Tb3 32.Dh4 f6 33.Tdd3
Txd3 34.Fxd3 Dxa5
Avec deux pions passés sur l’aile dame la partie est stratégiquement gagnée.
Les blancs abandonnent.
0-1
UNE MINIATURE INSTRUCTIVE
Une jolie miniature de la part d’un jeune espoir, champion de Bulgarie en titre.
LA PARTIE
CHEPARINOV–CAMPORA
Espagnole C87
Dos Hermanas 2005
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0-0 Fe7 6.Te1 d6
Une variante marginale attribuée à Averbach, 6...b5 est usuel, cet ordre de
coup permet de s’en prendre à la structure avec 7.Fxc6 mais les joueurs qui
affectionnent l’Espagnole ne se séparent pas facilement de leur fou de cases
blanches qui permet plus tard d’attaquer l’aile roi.
7.c3 0-0 8.d4 b5
Poursuivre le développement dans le style rampant avec 8...Fd7 est intéressant
après 9.Cbd2 Te8 10.Cf1 h6 11.Cg3 Ff8 12.Fd2 b5 (12...g6!? Chistiakov) 13.Fc2
Ca5 14.b3 c5 15.d5 mais la fermeture du centre prive les noirs de tout contre
jeu via la colonne «c» alors que les blancs disposent des perspectives intéressantes
sur les ailes. Karpov-Westerinen (Nice 1974)
9.Fc2
Par rapport aux variantes fermées avec 6...b5, le fou arrive sur «c2» sans perdre
un tempo sur «b3».
9...Fg4
Avec pression sur «d4» qui provoque la fermeture du centre.
10.d5 Ca5
Un choix difficile, deux autres possibilités retenues par la théorie:
a)10...Cb8 11.h3 Fh5 12.a4 c6 Suetin-Shamkovich (Moscou 1968) avec des chances
égales.
b)10...Ca7 11.h3 Fd7 12.a4 Db8 13.b3 c6 14.c4 Geller-Romanichine (Sotchi 1982)
et Geller jugeait la position légèrement favorable aux blancs.
11.h3 Fd7 12.Cbd2 c6
Avec l’idée d’ouvrir le jeu car 12...c5 laissait le cavalier hors jeu à la bande
comme dans la partie pré citée Karpov-Westerinen.
13.dxc6 Cxc6 14.Cf1
Les blancs exercent une légère pression sur le pion «d6» arriéré.
14...Dc7 15.Cg3 Tfe8 16.Ch4 g6
Un petit affaiblissement pour verrouiller «f5» qui permet aux blancs d’accélérer
le développement de leur initiative sur l’aile roi.
17.Fg5 Fe6
A essayer l’immédiat 17...d5 qui avait toutefois l’inconvénient de laisser les
cases noires affaiblies après 18.exd5 Cxd5 19.Fxe7 Cce7 etc. Mais sans les fous
noirs cela n’était qu’un petit problème mineur.
18.Df3 Rg7?
Sans doute la position critique car après ce coup l’attaque blanche devient
irrésistible. A considérer 18...Cd7!? avec l’idée d’alléger la pression sur
le roque avec quelques échanges pour ensuite jouer «d5».
19.Chf5! Fxf5
Si 19...gxf5 20.Fxf6! suivi de 21.Ch5
20.exf5 Cd7 21.fxg6 fxg6?
Meilleur 21...hxg6!? car si 22.Ch5? gxh5 23.Dxh5 Th8 etc.
22.Ch5!
L’abandon peut sembler prématuré mais après 22...gxh5 23.Dxh5 Fxg5 24.Dxh7 Rf6
(24...Rf8 25.Fb3) 25.Dg6 Re7 26.Dxg5 Cf6 (26...Rf8 27.Te3!) 27.Dg7 etc.
1-0
CSE 3ème RONDE.
Un nouveau sacrifice de dame de l’ancien candidat au titre mondial Andrei Sokolov.
LA PARTIE
SOKOLOV–BOSCHETTI
Espagnole Tschigorine C96
CSE 2005
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0-0 Fe7 6.Te1 b5 7.Fb3 0-0 8.h3
d6 9.c3 Ca5 10.Fc2 c5 11.d4
Cette position connaît un engouement qui perdure depuis près d’un siècle, la
partie Duras-Tschigorine (Nuremberg 1906) est à l’origine de l’appellation de
cette variante.
11...Cc6
Usuel est 11...Dc7 mais comme le remarque Bikhovsky, l’un des entraîneurs de
Grischuk : «Cette défense est exceptionnellement attractive pour les joueurs
de tout niveau grâce à la profondeur de son fondement stratégique et la richesse
de ses possibilités tactiques».
12.d5 Cb8?!
La fermeture du centre favorise le développement du jeu sur les ailes mais ici
le cavalier complique la tâche de la défense de l’aile dame. La théorie retient
12...Ca5 ou 12...Ca7 comme préférable.
13.a4!
Le début des ennuis, l’ouverture de la colonne «a» est une menace.
13...bxa4
Une solution peu convaincante qui laisse le pion «a6» faible et isolé.
14.Fxa4 Cfd7
Joué avec l’idée de contrebalancer les chances sur l’aile roi en préparant un
jeu actif avec la poussée du pion «f».
15.b4!?
Alors que les blancs cherchent à conforter leur initiative en profitant de la
disposition quelque peu embouteillée des pièces noires sur l’aile dame.
15...cxb4 16.cxb4 Cb6 17.Fb3 Rh8
Les noirs anticipent sur un éventuel sacrifice qui pourrait survenir sur «e5»
après la poussée du pion «f» et provoquer ainsi l’ouverture de la diagonale
«a2-g8».
18.Fe3 f5 19.exf5 Fxf5 20.Cbd2 C8d7 21.Cf1 h6?!
Cet affaiblissement de l’aile roi n’était pas une nécessité.
22.Cg3 Fg6 23.De2
Pointe la faiblesse «a6» et assure la liaison des tours.
23...Cf6
Les noirs concentrent leurs forces sur le pion central isolé «d5» avec des perspectives
d’égalisation.
24.Ted1 Ff7 25.Ta5 Db8!?
Avec le pion «b4» en point de mire.
26.Cf5!
Sans doute la position critique de cette partie!
26...Fd8?!
Méritait examen le passif 26...Cc8!? avec l’idée de troquer le pion «a6» contre
le pion «b4» adverse.
Une autre suite tactique possible était 26...Cfd5?! mais elle tournait à l’avantage
blanc après 27.Fxd5 Cxd5 28.Taxd5 (28.Fxh6 est aussi à considérer) Fxd5 29.Cxe7
Fxf3 30.Cg6! Rg8 31.Da2 Tf7 32.gxf3 avec un clouage embarrassant 32...Dc7 (32...Dxb4
33.Tb1 suivi de 34.Tb7) 33.f4!? etc.
27.Txa6 Txa6 28.Dxa6 Cbxd5?
Les noirs poursuivent dans des complications erronées mais ils n’avaient apparemment
pas de compensations pour le pion.
29.Cxd6! Cxb4 30.Cxf7 Txf7
31.Cxe5!!
Sans craindre 31...Cxa6? à cause de 32.Txd8!
31...Te7
Si 31...Dxe5? 32.Txd8 Rh7 33.Db6 avec attaque double sur le cavalier et la tour.
32.Cg6 Rh7 33.Cf8 Rh8 34.Cg6 Rh7 35.Cf8 Rh8 36.Dc4!
La répétition des coups n’était destinée qu’à gagner du temps à la pendule!
Maintenant il faut parer 37.Cg6 qui gagne du matériel et 37.Cd7! qui met les
noirs dans l’impossibilité de défendre la case «g8».
36...Te4 37.Cg6
L’invasion des cases blanches décide après 37...Rh7 38.Df7 Te7 39.Cf8 Rh8 40.Dg6
suivi de 41.Dh7!! Cxh7 42.Cg6 mat.
1-0
LA PARTIE
SEDINA-BAUER
Scandinave B01
CSE 2005
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.e4 d5 2.exd5 Dxd5 3.Cc3 Dd6!?
Le dernier cri. Pendant longtemps cette défense était considérée comme inférieure,
seul 3...Da5 retenait l’attention avec l’idée de poursuivre comme une Caro-Kann
«Cf6, Ff5, c6 et e6».
4.d4
Il est difficile de tirer profit de la position centralisée de la dame, c’est
pourquoi la théorie préconise d’adopter un développement logique sans trop se
préoccuper de chercher la réfutation du 3ème coup noir.
4...Cf6 5.Cf3 a6
Pour éviter l’arrivée inopportune d’un cavalier sur «b5» et dans certaines variantes
ce coup est utile pour soutenir une éventuelle poussée «b7-b5».
6.Fd3 Fg4
Un clouage qui permet d’exercer une pression désagréable sur «d4».
7.0-0
Si 7.h3 Fh5 8.g4 Fg6 permet de se déclouer au prix d’une aile roi affaiblie,
la partie Johannesson-Bricsev (Reykjavik 2002) n’est pas trop convaincante après
9.Ce2 e6 10.a3 Cbd7 et ici le MI Lane recommande 11.Cf4 Fe4 avec des chances
égales.
7...Cc6 8.Ce4!?
La poursuite du développement avec 8.Fe3 0-0-0 9.h3 Fxf3 10.Dxf3 propose un
sacrifice de pion qui n’est pas sans venin après 10...Cxd4 11.Fxd4 Dxd4 12.Fxa6!
et ici :
a) 12...bxa6 13.Da8 Rd7 14.Dxa6 Re8 15.Tad1 Db6 16.Txd8 Rxd8 17.Td1 et les blancs
gagnent (Melts)
b) 12...Db6 13.Fe2 e6 14.a4 += Melts
8...Dd7!?
Une invitation à ouvrir la colonne «g». Simplifier avec 8...Cxe4 9.Fxe4 e6 10.c3
Fe7 11.Db3 compromet la sécurité d’un éventuel «...0-0-0».
9.c3
Il faut peut-être considérer 9.Cc5!? qui s’oppose à la poursuite normale du
développement.
9...e6 10.Cxf6?!
Les blancs vont au-devant des désirs adverses. 10.Te1 semblait une option supérieure.
10...gxf6 11.Te1 0-0-0
Avec du jeu pour les pièces lourdes sur les colonnes semi-ouvertes les noirs
ont pleinement égalisé.
12.b4
Une tentative logique pour essayer d’ouvrir le jeu sur l’aile dame.
12...Tg8!?
Sans craindre à tort ou à raison 12...Fxh7 qui ouvrait encore une colonne sur
le roque blanc.
13.Fe2
Le malaise mais après 13.a4? Fxb4! 14.cxb4 Cxd4 et les noirs obtenaient une
attaque décisive, si 15.Fe2 Cxf3 16.Fxf3 Dxd1! etc.
13...e5! 14.Fe3 h5
Conserve la tension au centre mais 14...exd4!? 15.Cxd4 Fxe2 16.De2 Fxb4! gagnait
un pion comme dans la partie car 17.Cxc6 Dxc6 et le mat sur «g2» empêchait 18.cxb4.
15.a4?!
A considérer 15.Tb1!? pour s’opposer à la combinaison qui va suivre.
15...exd4 16.Cxd4 Fxb4! 17.Fxg4
Les simplifications avantagent les noirs qui vont entrer en finale avec un pion
de plus.
17...Txg4 18.cxb4 Cxd4 19.f3 Tgg8 20.Fxd4?!
Compliquer avec 20.Ta2 ou 20.Rh1 était à essayer.
20...Dxd4 21.Dxd4 Txd4 22.b5 Td2
Cette séquence n’a fait que servir les noirs en valorisant la dynamique de leurs
pièces lourdes.
23.g3 h4 24.bxa6 bxa6 25.Tad1 Ta2 26.Ta1 Txa1 27.Txa1 hxg3
Le compte est bon, le reste est la fameuse affaire de technique.
28.h3?!
Précipite la fin, les noirs vont jouer avec pratiquement une pièce de plus tandis
que le roi blanc sera confiné à un rôle de bloqueur.
28...Rd7 29.Td1 Re6 30.Tc1 Rd6 31.Td1 Re5 32.Te1 Rd4 33.Td1 Re3 34.Rg2 c5
35.Te1 Rd2 36.Te7 c4 37.Txf7 Td8 38.Tc7 c3 39.h4 c2 0-1
BRILLANTS LES JUNIORS GENEVOIS
Alexandre Wuillemier, joueur chevronné et talentueux, s’est investi depuis plusieurs
années dans la formation des juniors. Il dresse ici un bilan
très positif pour l’année en cours.
Les jeunes du Club d’Echecs de Genève confirment les espoirs placés en eux.
En effet, un certain nombre de très bons résultats sont venus s’enchaîner ces
derniers temps. Ainsi, il faut relever plusieurs faits marquants.
Tout d’abord, la victoire d’Eric Delpin aux championnats suisses semi rapides
des moins de 15 ans, titre officieux mais très disputé chaque année. Dans la
foulée, Eric consolide son classement Elo à plus de 1900.
Sébastien Vasey et Jean-Pierre Trang, qui avaient représenté la Suisse aux derniers
championnats du monde, ont accepté «l’invitation» du capitaine de LNB Richard
Gerber et défendent les couleurs du club à Fribourg. Tous deux ont gagné leur
première partie, opposés à des joueurs côtés à plus de 2050 ! Fort de ce succès,
ils ont joué un bon tournoi à la Lenk, grappillant ainsi quelques points Elo.
La cerise sur le gâteau, Sébastien et Jean Pierre ont été sélectionnés pour
le prochain championnat du monde qui se disputera à Belfort en juillet 2005.
A cette occasion, Alexandre Vuillemier aura la chance d’accompagner trois Genevois,
puisque Mathias Fabre est également qualifié au sein de l’équipe suisse. Après
un excellent tournoi à Vandoeuvres où il a réalisé une performance à plus de
2100, il a confirmé aux opens de la Lenk et des «4 Jours de Genève».
Le «petit dernier», Anthony Conway, a également brillé tout dernièrement. Qualifié
pour les championnats de France juniors, car double national, disputé à Calvi
en Corse, il a réalisé une performance à 2060 points Elo dans la catégorie des
«benjamins».
Enfin, il faut encore citer Mosab Ghattour, troisième jeune à jouer en Ligue
B cette année pour le club. Très actif lors de divers opens, il n’a malheureusement
pas obtenu les succès espérés pour participer aux mondiaux. Ce n’est certainement
que partie remise car dès que Mosab montrera sur l’échiquier ce qu’il laisse
entrevoir à l’entraînement, il aura sa place dans les meilleurs suisses. Il
faut également relever le talent de Victor Bardolle, habitant Evian, qui est
aussi pressenti comme un grand espoir.
Encore un mot sur les résultats par équipe, le CEG a remporté pour la première
fois depuis de nombreuses années la catégorie A de la Coupe du Léman, et ce
avec une équipe composée majoritairement, et même parfois entièrement, de jeunes !
Opposés à des équipes chevronnées comme Cavaliers Fous ou Lignon-Vernier, qui
affichent des moyennes à plus de 2000 Elo, les jeunes ont su se faire respecter
sur l’échiquier.
Le capitaine a déjà annoncé que pour la finale intercantonale, il alignera une
équipe composée uniquement de juniors ! Allez les encourager, ils joueront le
samedi 4 juin au local de l’ERG.
D’après les infos communiquées par Alexandre Vuilleumier.
Le MI Huss en difficultés face au junior Mathias Fabre lors du dernier Open
des 4 jours à Genève.
LA PARTIE
HUSS-FABRE
Gambit Dame D56
Genève 2005
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.d4 d5 2.c4 e6 3.Cf3 Fe7 4.Cc3 Cf6 5.Fg5 h6 6.Fh4 0-0 7.e3 Ce4
La variante Lasker du gambit dame réputée peu agressive.
8.Fxe7 Dxe7 9.Tc1
Après 9.Cxe4 dxe4 10.Cd2 e5!? pose un piège intéressant si 11.Cxe4? (meilleur
11.d5) dxe4 12.Dxd4 Td8 gagne une pièce.
9...Cxc3 10.Txc3 c6 11.Dc2 Cd7 12.Fd3
Plus précis est peut-être 12.cxd5 exd5 13.Fd3 Te8 14.0-0 Cf8 15.Tb1 Chekov-Bronstein
(URSS 1982) avec l’idée de poursuivre avec une attaque de minorité sur l’aile
dame (GB).
12...dxc4 13.Fxc4 b6
Le plan des noirs est de pousser «c5» et de développer le fou en fianchetto.
14.0-0 Fb7 15.De4 Tfc8
Meilleur 14...Tac8 pour permettre à l’autre tour d’aller en «d8».
16.Tfc1 Cf6 17.De5 Cd7 18.Dg3 Cf6
Dans cette position le cavalier n’est pas très bien placé en «d7», sa case naturelle
est plutôt «d5».
19.Fd3 Cd5 20.Tb3 c5 21.e4?
Il fallait se résigner à jouer 21.dxc5 Txc5 22.Txc5 Dxc5 23.h3 (23.De5? Dc1
24.Ff1 Fa6) pour maintenir l’équilibre car le coup de la partie affaiblit les
pions centraux, notamment «e4».
21...Cb4 22.dxc5?!
La position blanche est difficile, si 22.Fb1 cxd4 23.Td1 d3 24.Fxd3 Cxd3 25.Tbxd3
Fxe4 etc.
22...Cxd3 23.Txd3 Fxe4 24.Tdc3 Txc5 25.Txc5 bxc5 26.Cd2 Fd5 27.b3 Tc8 28.h4
Tc6 29.Cc4 Fxc4
Rien ne pressait 29...h5 et les blancs n’ont pas vraiment de coups.
30.Txc4 Td6 31.Df3 Td5 32.g3 Dd7 33.Rg2 Dd6 34.Dc3?! Td3! 35.De1 Td1 {?}
Avec l’idée de mater mais il fallait construire quelque chose de plus solide,
35...Td5 36.Dc3 Rf8. (Toutefois semble très dangereux le tactique 35...f5!?
pour jouer sur les cases blanches du roque, si 36.Tc1 Dd5 37.Rh2 f4!? GB)
36.De4 g6 37.Da8 Rg7 38.Ta4?! Tc1
38...Dd3! -+ exploite l’isolement du roi blanc via la faiblesse des cases blanches
(GB).
39.Df3 Dd7 40.De4 Dd1 41.Rh3 Dd7
En essayant de mater, j’ai été forcé de reculer. (Ce n’est pas aussi évident,
les pièces noires sont actives sur la première rangée et posent des problèmes
41...Df1! 42.Dg2 De2 43.Txa7? Tf1! GB)
42.De2 Rh7 43.Df3 Tc2 44.h5 e5 45.Rg2 Tb2 46.hxg6 Rxg6 47.Ta6
Maintenant le roi noir n’est plus du tout en sécurité.
47...Rh7
Si 47...Rg7?? 48.Df6 Rg8 49.Td6 Db7 50.Rh2 et les blancs gagnent.
48.De4 f5 49.Da8?
Meilleur 49.Df3.
49...Txf2! 50.Rxf2 Dd2 51.Rg1 De1 52.Rh2 De2 53.Rh3 Dxa6 54.Dd5 Df1?
Dommage après 54...Df6 55.Dxc5 a6 les noirs conservaient d’excellentes chances
de jouer pour le gain.
55.Rh4 Df2 56.Df7 Rh8 57.Df8 Rh7 58.De7 Rg8 59.De6 Rh7 60.Df7
D’après les commentaires de Mathias Fabre
1/2-1/2
IL Y A 100 ANS !
Une biographie volumineuse, de plus de 800 pages «Siegbert Tarrasch (1862-1934)
leben und werk» (Ed. Manuel Fruth) a été publiée l’an passé à l’occasion du
70ème anniversaire de la mort de celui que l’on surnommait le «praeceptor germaniae».
Ma connaissance très approximative de l’allemand ne me permet pas de juger de
la qualité du livre mais à première vue c’est un véritable travail de recherche
enrichi par de nombreuses illustrations et un choix éclectique des parties de
Tarrasch. L’ouvrage dépasse largement le cadre échiquéen et révèle des aspects
souvent méconnus de la vie de Tarrasch.
Considéré comme le meilleur pédagogue du début du 20ème siècle, son «traité
pratique du jeu d’échecs» publié pour la première fois en 1931, est malheureusement
le seul ouvrage de Tarrasch qui a été traduit en français.
En guise de préface voici ce qu’il écrivait:
«J’affirme que si l’on ignore les échecs il est impossible de les apprendre
dans les manuels antérieurement publiés, tout simplement parce que la façon
dont ceux-ci enseignent les principes fondamentaux est aussi défectueuse, à
mon avis, que celle consistant à enseigner une langue à un enfant en commençant
par un exposé de grammaire. Ma méthode est complètement différente, elle est
analogue à celle qu’emploie la maman pour enseigner les rudiments du langage
à son enfant.»
Toute la complexité du personnage apparaît, un savant mélange d’orgueil et d’humilité
qui rappelle quelque peu Kasparov.
Disciple de Steinitz, Tarrasch s’est distingué de son maître en perfectionnant
son enseignement dans l’optique de la dynamique du jeu et en insistant sur la
domination spatiale et la mobilité des pièces pour conforter l’initiative. Tarrasch,
convaincu de détenir la vérité, n’admettait que très difficilement qu’il puisse
y avoir des exceptions et il entretint le mythe que dans toute position il existe
«le meilleur coup» et que de lui seul dépendra l’issue de la partie.
«Chaque position doit être étudiée comme un problème où il s’agit de découvrir
le coup juste, celui que réclame la situation et qui presque toujours est unique.
Il n’y a pour ainsi dire pas de solutions multiples dans la partie d’échecs,
à l’exception des premiers coups où l’on a encore le choix. Assez souvent, lorsqu’un
joueur possède un avantage très marqué en particulier, il croit disposer d’un
certain nombre de coups également bons. Mais en les étudiant bien, il s’aperçoit
le plus souvent qu’il y en a un de supérieur aux autres et que seul celui-là
est le coup juste. Lorsque l’avantage n’est pas considérable, on s’aperçoit
la plupart du temps, quand on étudie plusieurs coups, que non seulement il y
en un très supérieur mais que tous les autres sont désavantageux. Rien n’est
plus difficile, au jeu d’échecs, que de découvrir le meilleur, le seul coup
juste, entre plusieurs coups paraissant avoir la même valeur.»
Tarrasch dans le «Traité pratique du jeu d’échecs»
Cette tentative de réduire le jeu à une série de coups forcés n’a pas résisté
à l’épreuve du temps. Pourtant Tarrasch fut considéré, à juste titre, comme
le meilleur pédagogue, l’autorité mondiale du jeu, entre 1895 et 1925. Son chef
d’œuvre est incontestablement «Dreihundert Schachpartien» où il réunit les enseignements
de Morphy découlant des jeux ouverts propice aux combinaisons et ceux de Steinitz
s’appuyant sur les positions fermées et les principes positionnels fondamentaux.
Tout ce qu’affirmait Tarrasch était loi et ses détracteurs avec ironie s’empressaient
de conclure à l’écoute de ses maximes et sentences avec «Ainsi parlait Tarraschustra».
Son principal opposant, Aaron Nimzovitsch, s’était appliqué à contester son
dogmatisme avec acharnement et recherchait la vérité sur l’échiquier dans une
direction totalement différente axée sur le blocage et la prophylaxie.
Finalement, ces deux monstres d’orgueil n’exprimaient que deux facettes parfaitement
complémentaires d’une même réalité, l’un mettant en exergue les valeurs de l’attaquant
et l’autre celles du défenseur.
En 1905 au tournoi de Ostende, l’un des évènements majeurs de l’année, Tarrasch
se classa 2ème derrière Maroczy a égalité avec Marshall.
Le maître allemand Paul Saladin Leonhard, alors âgé de 25 ans, avait remporté
la première partie face à son illustre adversaire et créé une véritable sensation
dans ce tournoi double ronde. La revanche, jouée dans la dernière ronde le 18
juillet 1905, allait répondre aux attentes des spectateurs.
Un site consacré à Tarrasch
http://pages.infinit.net/tarrasch/
LA PARTIE
TARRASCH-LEONHARDT
Ostende 1905
Gambit dame D55
Télécharger la partie en pgn
Visualiser la partie, en ligne, sur un applet java
1.d4 d5 2.c4 e6 3.Cc3 Cf6 {?}
Au début de sa carrière Tarrasch accompagnait toujours ce coup d’un «?» avec
le commentaire:
«J’ai souligné avec insistance l’infériorité de cette défense, qui concède toujours
à l’adversaire un jeu de pièces supérieure. Il est simplement nécessaire de
jouer 3...c5!».
Au terme de sa carrière, plus nuancé, il persistait:
«La défense que j’estime la meilleure est 3...c5, mais je dois souligner que
je suis à peu près le seul de cette opinion. Elle se base sur l’idée incontestablement
juste que dans la défense du gambit de la dame le coup libérateur est «...c7-c5»
et qu’il faut, en conséquence, le jouer le plus rapidement possible. Les noirs
obtiennent un jeu de figures dégagé et assez beau, mais un pion dame isolé.
L’avenir dira qui, de moi ou du monde des échecs, s’est trompé au sujet de cette
défense.»
4.Fg5 Fe7 5.Cf3 0-0 6.e3 Ce4
Cette manœuvre est attribuée à Lasker qui l’a jouée contre Marshall en 1907
mais voici l’opinion de Tarrasch:
«L’erreur décisive! Une erreur minimale mais toutefois décisive qui réside dans
le fait que les noirs peuvent être forcés d’échanger sur «c3» et donc de renforcer
le centre blanc et d’ouvrir une colonne et ainsi faciliter l’attaque de l’aile
dame.»
7.Fxe7 Dxe7 8.cxd5
Un échange que Tarrasch accompagnait immanquablement d’un point «!». En effet,
il s’agit du meilleur plan contre la défense Lasker. C’est du moins l’opinion
des théoriciens modernes. Toutefois, une telle suite n’est pas encore en mesure
de réfuter cette variante.»
Jakov Nejstadt
8...Cxc3 9.bxc3 exd5
«Il faut observer que dans la suite adoptée par Tarrasch, le prisonnier du gambit
dame, le fou «c8», obtient la libération désirée.»
Jakov Neistadt
10.Db3 Td8
«La position noire contient en elle le germe de la défaite, même si ici elle
apparaît encore comme très bonne.» Tarrasch
11.c4 dxc4 12.Fxc4 Cc6
«La position des noirs semble toujours très bonne, ils menacent à la fois 13...Cxd4
et 13...Ca5 pour échanger le fou suivi de «Fc8-e6-d5» avec un jeu excellent.
Finalement, il y aussi 13...Db4 qui permet d’échanger les dames.» Tarrasch
13.Dc3
«Ceci pare les deux premières menaces, la 3ème n’est pas une réalité car après
13...Db4 14.Tc1 ou 14.Dxb4 suivi de 15.Tc1 les blancs sont mieux.» Tarrasch
La dernière édition de l’Encyclopédie opte pour 13.Fe2 Td6 14.0-0 Fe6 15.Dc3
Fd5 16.Tfc1 +=
13...Fg4 14.0-0 {?!}
Une position clé, elle est exemplaire pour illustrer l’attitude souvent optimiste
sur lequel s’appuyait Tarrasch pour étayer les vertus de l’attaque et de l’initiative.
Il consent ici à permettre un important affaiblissement de l’aile roi avec l’intention
d’exploiter à son avantage l’ouverture de la colonne «g».
14...Td6
Ici Tarrasch se limitait à un jugement verbal sur les conséquences de 14...Fxf3!?
15.gxf3 en affirmant que «les noirs sont mal face à un centre puissant et solide,
la colonne «g» ouverte au service de la tour blanche et un fou supérieur au
cavalier.»
Il éludait certainement par omission en évitant de concrétiser avec des variantes
pratiques pour ne pas dévaloriser son chef-d’oeuvre.
Fred Reinfeld indiquait 15...Td6 16.Rh1 Th6 17.Tg1 Dh4 18.Tg2 += pour illustrer
l’idée de Tarrasch.
Jacob Neistadt contestait avec 15...Df6 16.Fe2 Td7 17.Rh1 Ce7 18.Tg1 Cd5 (18...Cf5
Müller) avec des chances à peu près égales.
Il est clair que dans ce cas le fou était réduit à un rôle de défenseur et l’initiative
blanche s’essoufflait.
15.Cd2!
Le cavalier se soustrait à l’échange et assure aux blancs un avantage positionnel
sur l’aile dame grâce à la pression exercée via la colonne «c».
15...Te8 16.Tfc1 Th6 17.Cf1
En parfaite harmonie avec le principe de Steinitz qui préconisait l’économie
des forces en défense. En «f1» le cavalier n’est plus exposé aux attaques et
se révèle efficace à lui seul pour défendre l’aile roi et notamment le pion
«h2».
17...Cd8
Avec l’intention de pousser le pion «c» d’une case pour neutraliser la pression
des pièces lourdes.
18.d5!
Empêche le cavalier de revenir en jeu.
18...Dg5
«Après 19...c6 20.e4! et tôt ou tard le pion «d5» deviendra passé et pourra
avancer.» Tarrasch
19.Dd4 Ff3?! 20.Cg3 Te4 21.Dd3 Teh4
«Une attaque où prennent part pratiquement toutes les pièces noires mais en
vain. Elle sera repoussée avec un matériel réduit, ce qui aurait certainement
enthousiasmé Steinitz dans sa phase de conclusion.» Nejstadt
22.Df5!
«Suffisant était 22.gxf3 Txh2 23.f4! Dh4 24.De4 mais le coup de la partie est
plus convaincant.» Fred Reinfeld
22...Df6
«Il n’y a plus de réponse satisfaisante.» Tarrasch
23.Dxf6 gxf6 24.gxf3 Txh2 25.Ff1 c6 26.Fg2
«Toutes les pièces noires, à l’exception du roi, ne peuvent bouger. Si l’une
ou l’autre tour se rend sur «h4» 27.Cf5 ou 27.Cf1 gagne la qualité.» Tarrasch
1-0
DEUX NOUVEAUTES CHEZ PAYOT
La collection Echecs Payot dirigée par Christophe Bouton vient de publier :
ECHECS ET MAT
Initiation au jeu d’échecs (157p.)
Un traité essentiellement destiné aux débutants comme son nom l’indique. Il
est signé Eric Birmingham, Maître FIDE et Pierre Nolot, journaliste, et se distingue
des ouvrages du genre par les illustrations de Pierre Bretagnolle et un chapitre
consacré aux ordinateurs.
Bien présenté et de lecture facile, ce livre se veut avant tout ludique et accessible
à tous.
PROBLEMES POUR LES GENS SANS PROBLEMES (181p.)
L’auteur René Mayer, né à Paris en 1947 vit à Madrid depuis 1975. Collaborateur
de la prestigieuse revue Jaque, il n’en est pas à son premier coup d’essai.
En 1998 il a publié un ouvrage remarqué, «El quadrado Magico», un choix éclectique
regroupant 365 études.
Ici il s’agit d’un recueil de problèmes qui conduisent au mat classé en trois
catégories de difficultés.
Chaque problème est introduit par de «frivoles boutades» qui constituent un
indice codé pour trouver la clé d’un mat en deux, trois ou quatre coups et plus.
Le livre se termine par un chapitre insolite intitulé «curiosités et divertissements».
Ce genre d’exercice peut élargir votre horizon sur le plan tactique et vous
apporter des idées originales que l’on peut parfois d’appliquer en partie de
tournoi. L’entraîneur russe Boris Zlotnik remarque judicieusement:
«Grâce à ce livre, j’ai pu améliorer ma vision géométrique et combinatoire dans
les parties rapides.»
Pour ma part je suis complètement séduit et conquis, sans compter le format
de poche de la Petite Bibliothèque Payot qui vous permettra d’emporter ce futur
compagnon de voyage pour vous divertir dans les files d’attentes, bouchons,
grèves et autres aléas de la vie quotidienne.
RESULTATS ET ANNONCES DE TOURNOI:
PFAFFIKON «BUNDESTURNIER».
Du 5 au 8 mai 7 rondes 36 coups en 1h30 puis 1h au KO. Nombreux tournois à l’hôtel
Seedamm Plaza à Pfäffikon (Zürich).
Renseignements et inscriptions:
Robert Spoerri
Tél. 076 422 13 13
Email: beochess@bluewin.ch
http://www.beochess.ch
OPEN DE NEUCHATEL
Du 13 au 16 mai, 7 rondes, 36 coups 1h30 puis 30 minutes au KO. 1er prix 1500.-CHF,
2ème 1000.- CHF.
http://www.neuchatel-echecs.ch/
LUGANO MARATHON DU BLITZ
Dimanche 19 juin, 28 rondes de 5 minutes.
1er prix 1200.-CHF 2ème 800.-CHF
Renseignements et inscriptions:
Email: sympa-marketingbluewin.ch
http://www.luganoscacchi.ch
SAAS 105ème CHAMPIONNAT SUISSE INDIVIDUEL
Du 7 au 15 juillet, nombreux tournois, clôture des inscriptions 31 mai.
http://www.saastal.ch/schach
http://www.schachbund.ch
9ème FESTIVAL INTERNATIONAL DE VORONEZH (Russie 500 Km au sud de Moscou)
Un petit coup de pouce pour mon ami Alexander Raetski qui a réalisé sa 3ème
norme de GM à Capelle-la Grande.
Du 10 au 21 juin nombreux tournois.
Renseignements et inscriptions:
Alexander Raetsky Tél.007 0732 251692
Email: alexreatsky@yahoo.com
http://www.relex.ru/~xuser/voronezh_open
BIENNE 38ème FESTIVAL INTERNATIONAL
Du 16 au 29 juillet. Nombreux tournois.
Renseignements et inscriptions:
Email: info@bielchessfestival.ch
http://www.schachfestival-biel.ch
DAVOS 4ème FESTIVAL D’ECHECS
Du 30 juillet au 7 août.
Renseignements et inscriptions:
Robert Spoerri
Tél. 076 422 13 13
Email: beochess@bluewin.ch
http://www.beochess.ch
LES PROCHAINS STAGES ECHECS ET PATRIMOINE. (France)
Monastère Saint-Ferréol de Lorgues (XIIIème siècle).
1ère session : Du dimanche 31 juillet 2005 au samedi 06 août 2005
Animé par le Maître International et joueur du TOP 16 Emmanuel Bricard
(2434 Elo).
2ème session : Du dimanche 07 août 2005 au samedi 13 août 2005
http://www.echecsetpatrimoine.org/
LES SITES INDISPENSABLES POUR SUIVRE L'ACTUALITE EN SUISSE:
* LE SITE DE LA FEDERATION SUISSE
http://www.schachbund.ch
* LE SITE DE LA FEDERATION GENEVOISE
http://www.geneve-echecs.ch/
* LE SITE DE LA FEDERATION VAUDOISE
http://www.fvde.ch
* LE SITE DU SWISS CHESS TOUR
http://www.beochess.ch
A DECOUVRIR POUR LES PARTIES COMMENTEES.
* LE SITE DE REYES "MIEUX JOUER AUX ECHECS"
http://www.mjae.com/
* DECOUVREZ LE SITE QUI MONTE A LA POINTE DE L'INFO!
Un travail exemplaire de la part de Thierry Foissez : http://www.echiquier-nicois.org/
* LE SITE DU FAMEUX CHRONIQUEUR DE LIBE JEAN-PIERRE MERCIER
De plus en plus étoffé, déjà un incontournable : http://echecs.blogs.liberation.fr/
* CHESS BASE et les fameux logiciels
http://www.chessbase.com
http://www.chessbase.ch
* LA REFERENCE POUR LES LINKS
http://www.notzai.com
* LES EDITOS DE DAMIR LEVACIC
http://www.cannes-echecs.org/
* LE SITE D’ALEXANDRA KOSTENIUK
http://www.kosteniuk.com/index.shtml
* L'INFO EN ALLEMAND
http://www.schach.com/ie4/index.htm
* L'INFO EN ANGLAIS
http://www.chesscenter.com/twic/twic.html
* SOUTENEZ L’ACP LE SITE DES JOUEURS PROFESSIONNELS
http://www.chess-players.org/eng/index.html
* TRIBUNE DE GENEVE
Tous les samedis dans la "TRIBUNE DE GENEVE" une chronique d'échecs avec info,
parties et études.
POUR M'ENVOYER UNE INFO OU UNE CRITIQUE CONSTRUCTIVE:
Email: g.bertola@urbanet.ch
Georges Bertola
Les chroniques précédentes:
| Consultez la liste de toutes les chroniques et retrouvez toutes les parties commentées |